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Poésies des mots

Porte d'entrée

Porte 1 -

" Mettre en jeu le corps c’est ce que fait le petit d’homme depuis sa naissance. C’est même ainsi qu’il grandit et développe ses capacités physiologiques, sociales, et imaginaires. "

Fragment 15

Recueil de fragments de toiles fines. 

La robe blanche aux pétales de fleure

Couronne d’épines déposée là

Flemme blanche, ronde d’enfants, pierre jetée

Tel un vase d’argile façonné par des siècles d’histoire

Ton corps s’inonde d’huile et de senteurs.

Je te vois lissant ta robe tel une plume légère

Et là au milieu de nous

Ton visage s’inclinant

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Porte 2 -

« A travers la proposition de mise en jeu du corps, créer un espace ou vivre l’aventure de la confiance, celle que l’on peut faire à l’autre mais, d’abord à soi-même. On pourrait dire à l’autre en soi même. 

Marcher, respirer, regarder/ être regardé, toucher/être touché.

Un voyage à faire avec l’autre et avec soi-même. Un voyage de confiance.

Un lieu de passage pour des voyages en création »

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Fragment 10

La lampe brûle sous l’âtre immobile.

J’erre dans des files, entrelacs.

J’écarte les contres jours et la lumière se dévoile encore plus forte.

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Porte 3 -

« Fermer les yeux … Osciller de son axe… Laisser venir la sensation de sa verticalité… Sentir ses appuis au sol. Respirer…

Se laisser glisser au sol… explorer divers contacts avec le sol… se remettre debout.

Marcher… Accélérer, ralentir… Jusqu’à sentir le pas, ce jeu entre l’équilibre et déséquilibre… Être tout entier présent dans son pas. Laisser le pas savoir où il nous mène… Ne rien vouloir…

Jouer avec son centre de gravité… Entrer dans le jeu. Tomber, se relever

Se déplacer, Fermé les yeux, s’aventurer…Accepter la rencontre… Faire quelques pas avec cette personne que je ne sais pas…

Partagé l’instant, la présence… Et toujours ne rien vouloir même pas reconnaitre ses compagnons ou compagnes de déambulation…

Ouvrir les yeux, grands, se regarder… »

Fragment 11

Un instant une autre porte s’ouvre, dans la fente d’une meurtrière, le ciel bas touche l’éclairage, la lumière plus fine laisse passer la pâleur d’un visage. Ses traits empruntent un autre, qui pourtant lui ressemble. Ils marchent cote à cote comme deux gravures, effigies ou signature. 

Comment se quitter sans se perdre ?

Sans noyer le regard ou effacer les traces.

Traversé solitaire

Le voyage semble toujours transformé le voyageur

Il revient différent dans l’étrangeté de lui-même.

Ecriture en chemin

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Poésie des mots

Au plus près

Nous apprenons le vivre ensemble riche de nos infirmités

Le poids se pose là ou s’évide le corps

Là où tout est fragile et précaire

Je t’y sais compagnon

Ami de mes jours de disette

Dans cette quête d’équilibre

Tu me portes soudain 

Et je sens dans le froissement de tes ailes 

Une douceur infinie

Et la grâce d’une danse qui nous recrée à nouveau

Le poids se lâche un peu plus 

Et il semble que le temps suspend sa course

Et que seul le velours de tes traits

Les sillons de ton corps

Ta peau ensablée

Murmure à ma voix 

Au plus près de notre rencontre

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Pour Paolo Freire « L'accompagnant se forme et se transforme en même temps
que la personne accompagnée se forme et se transforme et forme
l'accompagnant.

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Poésie des mots

Dehors Dedans

Froid dehors, chaud dedans

Las, au bord du chemin

Froid de toit , d'abris , de couverture

 

Le petit d'homme court dans cette nuit de cendre

Il entrevoit le toit d'un abris de lumière

Eh, pour se réchauffer au dedans de ses yeux

Son regard brûle dans les cours réservés aux grands de ce monde

 

Vois ta chaleur  grandit mon espace

Grandit le petit d'homme que je suis 

Chaleur à l'intérieur qui me rends vivant 

 

Eh toi là bas dans ton toit de paille 

Tu cours trop vite au dedans, au dehors 

Ne cherche pas  le fil dans la paleur du monde

 Va chercher ton pays 

Ta page d'existence au dedans, au dehors

Au plus près de ton souffle 

L'écoute
« Entendre ne veut pas dire écouter car l'ouïe est un sens et l'écoute est un art. »

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Pour R. Dufresne cité par Caput et Lemay « Je conçois l'écoute comme une
« disponibilité, un accueil, une réceptivité, une volonté de se tendre vers l'autre et
de le comprendre ».

Poésie des mots

Au Bord

Au bord du  chemin

L'instrument s'égare trop loin

 

Reviens petit instrument

Chante la beauté de tes gammes

Tu es, tu le sais l'unique présent de ces jeux de balle 

 

Rien ne peut suppléer ta voix

Ni t'ordonner d'être autre

Viens n'ai pas peur 

Il fait doux vivre dans le bois de ta lyre ajouré 

 

Viens sans demeure, sans abri, sans logement 

Viens, 

Le jours tend à se perdre dans d'inutile voix 

J'ai froid de toit et de toi

Au plus près du ciel 

Au plus près de ses saisons 

Enmuré de trop de silence et de bruit

La relation d'aide
 
 
 
 
 





« Réaliser son potentiel d'authenticité dans la relation d'aide, être entendu par
l'autre, ce
la veut dire développer une écoute active, écouter pour entendre,
développer une qualité d'être, encourager l'autre à murir »

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Carl Rogers

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Poésie des mots

Itinéraire pour un enfant perdu

Que direz vous de ce fabuleux voyage 

Itinéraire pour un enfant perdu

Il était une fois, non deux peut être...

Eh puis me direz vous... Les fables sont des contes à dormir debout

Des morceaux de légende, des trésorts inavoués, des terres à explorer, des vies a rencontrer

Ah me direz vous... Il fait gris sous les portes cochères 

Là ou disparaît les pas des passants 

Les visages blanchis soupoudrés de parure mondaine

Ah me direz vous......Un mendiant 

Non ! Un diamant pour vous servir 

Eh puis....Une cloche de trop jetés là comme une vielle litanie

Alors.......Il est mort de froid un jour sous la porte cochères

L'hombre dessinait son corps dans l'invisble nuit

Une main glissant accompagné son geste

L ' empathie









 

Il s’agit

De se laisser enseigner par l’autre

Tout en prenant garde au pire des risques

Penser que l’empathie permet de construire une connaissance intime de l’autre qui serait objective

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Rullac Stéphane

Deux pas

Pour deux pas

Un saut et une chimère

Voilà un beau ballet

Le danseur prépare ses gammes

Pour composer un temps dans le temps

Ses pieds menus

Se posent sur le sol

Et battent comme un instrument qui joue

Ses mains de maitre

Tracent des arabesques

Un délicieux ballet

S'opère sous l'œil polis du compositeur

Le danseur est presque éphémère

Ethéré, invisible

Il dessine l'arc de des doigts ailés

Et ses gestes semblent l'habité sans fin

La danse l'enlace doucement

Et l'emporte plus loin

Son corps balais le ciel Et dépoussière le néant

Dans le volume de son habit de fortune

L'espace secoue le tissu De sa chair tendre

La lumière égaie ses traits

Donnant à son front le ciel en blason

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